voiemilitante

Mon blog

voiemilitante header image 4

Google : la “fascisation” rampante du Web

27 octobre 2009 par bloginfo
Commentaires

Source : Voie Militante

Avec …

Google est en train de broyer tous les écosystèmes des médias et du Web.


En remarque liminaire, je tiens à faire savoir que je ne suis pas mandaté par Microsoft ou par un autre de ces anciens califes qui souhaitent ardemment retrouver leur statut de calife.

Définition empruntée à l’histoire

Pour bien me faire comprendre, j’ai fait le choix provocateur de transposer la définition du mot fascisme telle qu’elle figure dans Wikipédia : “Il Google s’est étendu à tout mouvement politique l’internet s’appuyant sur un pouvoir fort alogrithme, les métiers logiciels organisés en corporations services, l’exaltation du sentiment nationaliste de la marque, le rejet de l’opposition toute diversité et des institutions démocratiques et libérales concurrents et un contrôle politique économico-technico-médiatique extensif de la société civile planète entière.” De la même façon que ce sont les citoyens des démocraties qui ont pu élire leurs dictateurs, ce sont les internautes qui choisissent Google. Je veux dédouaner Google de l’imbécillité qui, avant tout, est la nôtre !

Google, un suceur de roues qui s’ignore ?

Co-financeur du projet Mozilla, l’éditeur du célèbre moteur de recherche pourrait s’en retirer après en avoir dégagé toute la substantifique moelle par la création de son propre moteur, Chrome ! Jouant à l’intox la plus totale, contrôleur et contrôlé, il communique sur les failles de sécurité pour mieux faire la proche apologie de Chrome, ce navigateur bourré de spywares dont personne ne veut… encore. Question de temps ?

Le rapport au logiciel libre chez Google est glauque. Promoteur invétéré d’une gratuité qui rapporte, l’éditeur s’appuie sur les standards du Web qu’il contribue à modifier pour mieux les vendre par la suite. Le modèle économique de Google est simple, voire simpliste : moi d’abord, les autres ensuite. En cela, la firme vient gonfler la grande tribu des Toutpoumagueule ! L’éditeur peut alors compter sur quelques grands benêts qui se font les apôtres – bien dégagés derrière les oreilles – toujours prêts à vendre leur âme au diable moyennant quelques émoluments.

Fiabilité et durabilité

L’accident global dont a fait l’objet le service de messagerie Gmail à la suite d’une mise à jour de serveurs européens a ouvert les yeux autour de la fiabilité du Cloud Computing. Le 31 janvier, de 14h30 à 15h20 heure française, Google considérait l’ensemble des sites comme étant malveillants. L’origine du problème venait d’une erreur humaine concernant l’utilisation de la base de données StopBadware. Plus récemment encore, Google a dû reconnaître qu’une faille permettait à des utilisateurs du service Google Docs de consulter des documents sur lesquels ils n’avaient aucun droit. Du coup, l’Epic a demandé à l’autorité fédérale américaine du commerce de vérifier le niveau de sécurité offert par le serial bogueur aux utilisateurs de ses services.

Des tas de questions se posent désormais sur la durabilité des services proposés par Google. Google Vidéo – concurrent à Blinx -, Dodgeball, un autre réseau social, viennent d’en faire récemment les frais. Quel avenir pour Orkut et Jaiku concurrencés avantageusement par FaceBook et Twitter ? Il n’y aura bientôt plus de caveau disponible au cimetière des innovations Google. Dans ces conditions, peut-on encore faire confiance à Google ?

Le croque-mort de la presse et des médias

Face aux succès, Google, en charognard de la vieille économie, va lancer un vaste programme de numérisation des journaux français après que quelques bibliothèques complaisantes et quelques élus à l’image de Gérard Collomb aient donné corps au projet Google Books. Seuls, quelques Gaulois à l’image de Jean-Noël Jeanneney résistent autour du projet Europeana ! Pour combien de temps encore ?

Enterrement en 1ere classe pour la presse mondiale ?

Enterrement en 1ere classe pour la presse mondiale ?

L’éditeur ne compte pas en rester là et souhaite désormais s’attaquer à… la presse locale. Oui, vous avez bien lu ! Avec les magazines, la Presse Quotidienne Régionale arrivait, jusqu’à présent, à maintenir ses tirages. Pour combien de temps, au juste ? Avec Google, tout est possible : le meilleur et surtout le pire !

L’introduction de la publicité dans le portail d’informations Google News a légitimement amené les organes de presse à demander leur part du butin. Philippe Jannet, président du Geste (Groupement des éditeurs en ligne), a cru bon de rappeler les règles qui doivent désormais lier Internet au monde de la presse française. Lors des états généraux de la presse écrite qui se sont tenus à Paris dès le 2 octobre 2008, Google fut qualifié de pire ennemi de la presse française. Après avoir radié de son programme AdSense les éditeurs de site qualifiés de parasites, Google, le cannibale, ne serait-il pas devenu un peu trop gourmand ? Droit dans ses bottes, Google a décidé de partager ses revenus publicitaires à partir des pages diffusant des dépêches d’agence de presse. On ne pouvait pas rêver d’un plus beau bras d’honneur.

Modèle économique

Après avoir racheté Doubleclick, Google, avec ses liens sponsorisés domine le marché de la publicité sur Internet avec 56.5% de parts de marché. Gorgé de statistiques de plus en plus fines, Google reconnaît désormais les sites préférés de l’internaute qui se voit proposer des liens en fonction de son comportement. Grâce à votre historique de navigation, Google vous trace. Du point de vue des libertés, nous serions en droit d’avoir une réponse de la part du monde politique et de l’Europe, singulièrement atones sur cette question et si soucieux, pourtant, de pénaliser le comportement de l’internaute.

Au dernier trimestre de l’année 2008, les bénéfices de Google furent de 5.7 milliards de dollars, soit une progression de 22% en un an. Ce chiffre est évidemment à mettre en relation avec la baisse de 8% des revenus des médias observée dans le monde. Google et sa petite entreprise ne connaissent pas la crise. Nous voilà rassurés !

Les milliards engrangés – convertis en réserves de cash, un concept Google inside – permettront à l’éditeur de faire face aux ennuis juridiques auxquels il est confronté avec le système de liens sponsorisés, que n’aurait pas dénié, en son temps, Antoine Pinay. La justice française l’a d’ailleurs récemment rendu responsable de la diffusion de la publicité sur Google.fr. Il va y avoir de l’activité pour les avoués et autres avocats spécialisés en droit des marques. A la suite de la plainte déposée en 2003 contre Google pour contrefaçon, concurrence déloyale et publicité mensongère, Vuitton a obtenu une condamnation en 2005 confirmée en appel en 2006. Google a déposé un recours devant la Cour de justice des communautés européennes. Résultat attendu en 2010 !

Zones d’ombre

Le seul qui semble aujourd’hui comprendre le danger que représente Google – cet OGM tueur de diversité informatique – est Barack Obama. La nouvelle administration américaine envisage très sérieusement d’appliquer la loi anti-trust. Le mystère fait par Eric Schmidt, CEO de Google, autour de l’emploi des 16 milliards de dollars n’est pas sans poser de nombreuses questions de la part de Christine Varney, la dame anti-trust de la nouvelle équipe présidentielle . Google se servira-t-il de cette cagnote pour tuer ses concurrents, d’une façon ou d’une autre ?

Premier bénéficiaire de la gratuité (synonyme de Business dans le lexique Google), le gouvernement néo-zélandais a sollicité les services juridiques de l’éditeur, premier acteur mondial de la société de surveillance, dans le cadre de la mise en place de la riposte graduée. Je ne résiste pas au bonheur de diffuser de larges extraits des paroles des oracles de Mountain View :

“[Le projet] met en danger les droits fondamentaux et les droits procéduraux des utilisateurs, en menaçant de suspendre l’accès à Internet des utilisateurs en se basant sur de simples allégations et en renversant la charge de la preuve sur l’utilisateur qui doit démontrer qu’il n’y a pas eu de délit.[...] la Section 92A sape les bénéfices sociaux et économiques d’un internet ouvert et universellement accessible, en prévoyant une peine de suspension ou de résiliation qui est disproportionnée par rapport au dommage de la contrefaçon en ligne. [...] il est vrai qu’une protection inappropriée du droit d’auteur peu réduire les incitations à créer, une protection excessive du droit d’auteur peut étouffer la créativité, étrangler l’innovation, appauvrir la culture et bloquer la concurrence libre et loyale.”

C’est vrai que Google s’y connaît tout particulièrement en droit d’auteur, en concurrence. Pourfendeur de la liberté, Google sait, en revanche, se faire humble face au régime chinois.

Adoration satanique ?

Lorsque j’ai lu que les Français voyaient en Google une marque “courageuse”, j’ai cru que nous étions le 1er avril. Sommes-nous devenus à ce point idiots ? Si “nous sommes ce que nous lisons“, comme beaucoup ne lisent plus, le processus d’individuation ne se réalise-t-il pas au travers des marques ? Serions-nous ce que nous consommons ? Ayant fait une synthèse parfaite de Roland Barthes et de Christian Salmon, Google sait mieux que quiconque cultiver l’identification béate à une marque dans un monde en profonde déculturation. A quand les tee-shirts, les briquets et les chaussures de la marque qui, grâce aux puces RFID et autres nano-tubes, s’éclaireront de différentes publicités selon la nature de vos activités alors que vous serez en train de filmer et de produire sur Big Google ?

Google a évidemment toute sa place dans le monde de l’Internet. Mais il ne doit pas prendre la place des autres. Malgré la beaufitude des internautes, c’est aussi à ses concurrents, même si le combat peut s’apparenter à celui de David contre Goliath, d’innover et de proposer de réelles alternatives à Google. Google est battable. En 1998, David, c’était Google !

Défaut de puissance publique

Google est-il loeil de Sauron ?

Google est-il l'oeil de Sauron ?

Google a, le premier, su parfaitement utiliser l’espace non marchand que constituait Internet pour le dévoyer tout en entier aux forces de l’esprit du marché. Avec la firme de Mountain View, le périmètre de la sphère non marchande a reculé à l’image des forces du Mordor envahissant la cité des hommes. Pour autant, la responsabilité en incombe-t-elle à Google ?

Le premier responsable de cette situation devenue critique, c’est l’impuissance du pouvoir politique à organiser une réponse de qualité à cette entreprise totalisante. L’Europe – on le voit avec Europeana – est encore une fois la seule réponse à l’entreprise de domination culturelle qu’est Google. Quaero, le projet franco-allemand de moteur européen, est planté depuis de nombreuses années. Face aux velléités idéologiques de démantèlement de l’enseignement supérieur et de la recherche publics qu’expriment aujourd’hui une majorité de gouvernements libéraux européens de droite et de gauche, la réponse ne peut venir que du côté du monde communautaire rattaché à l’Open Source. Google n’est pas le responsable de l’incompréhension, de l’inaction et de la bêtise qu’exprime le silence des pouvoirs publics européens.

Dans ces circonstances si singulières, faudra-t-il prier pour que Dieu fasse avec Google ce qu’il fit avec la tour de Babel ? Le contexte était toutefois bien différent.

Autres éclairages

Crédit photo : Actes Sud, Ioonos, Centre Blog, Services Tellier

Tags:   · · · · · · · · Aucun commentaire.

Internet : l’ère de la fusion des quatrième et cinquième pouvoirs !

27 octobre 2009 par bloginfo
Commentaires

Source : Voie Militante

A la frontière des pouvoirs économiques et médiatiques, Internet tendrait-il à être l’incarnation de la fusion des 4esa et 5e pouvoirs ou un 6e pouvoir ?

La situation des médias traditionnels

Tribune Co, le groupe qui édite Los Angelès Times, vient d’être racheté par Zell, un spécialiste parmi tant d’autres de la vente d’entreprises à la découpe. Ce dernier vient d’affirmer, parlant des médias et de la presse que “cette industrie a perdu beaucoup de sa crédibilité“. Les recettes publicitaires du groupe viennent de s’effondrer en quelques mois.

Lors des Etats généraux de la presse, Bruno Patino, le nouveau directeur de France Culture a présenté les constats suivants :

  • L’offre de la presse écrite progresse plus vite que la demande.
  • Les annonceurs se retirent des supports traditionnels.
  • La demande se fragmente.
  • Les médias classiques sont devenus minoritaires chez les 15-24 ans.
  • Les déplacements expliquent le succès des médias numériques.
  • La baisse des médias payants s’est amorcée bien avant Internet
  • La presse gratuite semble avoir rencontré son public.
  • Il y a corrélation entre consommateur de médias écrits et “activisme” Internet.
  • 60% des Français disposent d’Internet. Les jeunes de 15-24 ans y consacrent près d’une heure par jour.
  • L’utilisation d’un smartphone introduit une disruption forte dans la consommation de médias classiques.
  • Le modèle économique de Google draine à lui une publicité en volume de plus en plus grande.

Jean-Louis Misseka dans son ouvrage “La Fin de la télévision” considère trois phénomènes qui viennent à expliquer la chute de la télévision – et des médias traditionnels :

  • la démédiatisation de l’information due à des supports éclatés
  • une désynchronisation de la réception et du traitement de l’information
  • une déprofessionnalisation liée à l’émergence de la blogosphère comme nouveau média d’information

Dans un article récent, l’ancien journaliste de FR3, José Alcala, rappelait les tirages de la presse régionale dans l’Eure. Au vu de ces chiffres, la presse régionale résiste même si on peut percevoir au vu et au su des chiffres l’amorce d’une certaine forme d’érosion. Il y aurait beaucoup à dire sur la fonction miroir de la presse locale. Quant aux conditions de travail, à l’indépendance et à la qualification des correspondants de presse, il y aurait encore sans doute beaucoup plus à dire !

Le mimétisme et le pillage

Plutôt que de faire du reportage, nous avons le droit sur France Info à un traitement de l’information digne de la télévision. Lors des jours de grèves, on interviewe les usagers là où nous aimerions comprendre les raisons qui amènent les salariés de la SNCF, de l’Education Nationale à faire grève.

Dans Journalistique, Alain Joannes reprenait récemment ce jour si singulier au cours duquel France Info introduisait – en boucle – ses flashs d’information en relatant l’anecdote d’une femme qui avait glissé sur une frite. La belle affaire !

En dehors de l’AFP qui irrigue les rédactions des médias français, la presse écrite depuis de nombreuses années a comme source d’inspiration la radio et la télévision. Ses contenus ne font écho qu’à ce que nous avons vu ou entendu.

A la radio, à la télé, dans la presse, nous lisons, nous entendons, nous écoutons ces mêmes experts de tout et du rien. Nicolas Baverez, Elie Cohen, Alexandre Adler, Alain Duhamel, Alain-Gérard Slama, Jacques Attali, Dominique Reynié, Nicolas Domenech, Eric Zemmour, Alain Minc, en dehors de leurs immenses qualités, sont aux médias ce que l’Eglise est à la société française. Ces “conseillers” des princes et autres bouffons de nos rois républicains nous répètent en boucle ce qu’ils sont depuis 25 ans. Ils ont au moins le mérite de nous permettre de croire à de nouvelles formes d’immortalité ou d’atemporalité.

Pas étonnant dans ces conditions que la désaffection pour ces médias soit de plus en plus grande ! Autrement dit, faire ce que font les autres dans un contexte de désamour avéré des supports traditionnels est la meilleure garantie pour un voyage en aller simple dans un avion en sapin.

Malgré la baisse des tirages, cela ne semble pas entamer la confiance dans les médias. de ceux qui continuent de les entendre, de les regarder et de les entendre. Et pourtant…

10 mythes du web 2.0

10 mythes du web 2.0

Alors, la faute à… Google… et aux blogueurs ?

Premier accusé de l’effondrement de la presse lors des États généraux de la Presse : Google. Les ennuis du géant de l’internet avec la presse belge et allemande semblent avoir donné des idées aux groupes de presse français. Largardère entend porter le problème des médias et éditeurs français avec Google devant la justice européenne. Pierre Conte, directeur de PubliPrint (groupe Figaro) n’y va pas par quatre chemins : “[...]aujourd’hui, avec la crise actuelle, nous vous considérons comme notre pire ennemi.” Les choses ont le mérite d’être claires.

Nonobstant d’avoir Google dans le collimateur, le livre vert des Etats généraux de la presse remis à Christine Albanel apparaît comme l’expression d’un nouvel élan corporatiste revendiqué. Déterminé par les éditeurs de presse français, le statut d’éditeur de presse en ligne serait limité aux portails et autres sites assurant l’emploi régulier de journalistes professionnels. L’enjeu est de taille puisque le statut d’éditeur de presse garantit une TVA réduite à 2.1% et des aides qui se sont élevées à 1 milliard d’euros en 2007 !

La presse écrite reproche à Google et aux blogueurs ce qu’elle-même a fait vis à vis de la télévision et de la radio. Du coup, la presse se met, malgré quelques formules originales, comme celles de Rue89, Médiapart, Agoravox et Bakchich, à singer le Web… et FaceBook. C’est ainsi que Libération et Le Figaro ont mis en place leur plate-forme sociale : Libé+ et Mon Figaro. Que d’innovations !

Les velléités de contrôle social du pouvoir politique

Souvent mis en exergue pour illustrer les volontés de contrôle social sur la toile, l’Empire du milieu compte, à ce jour, 50 millions de blogueurs pour 290 millions d’internautes. En Thaïlande, la royauté a décidé de bloquer l’accès à 2300 sites. La raison officielle est que les sites bloqués au contenu à caractère pornographique provoqueraient une grave menace pour la sécurité nationale. La Chine et la Thaïlande ne sont toutefois pas les seuls à vouloir exercer un contrôle social sur ses citoyens.

Après l’Australie, c’est au tour des travaillistes britanniques et du secrétaire d’état à la Culture, aux médias et au sport, de s’intéresser de près aux moyens de censurer les contenus Internet. Le secrétaire d’état considère qu’”Internet, c’est le bordel” !!! Il parle de sa volonté de “purifier” Internet. Gloups.

Les Etats généraux de la presse : réflexion ou instrumentalisation ?

Au mois de novembre, Guillaume Champeau révélait les velléités de contrôle social que le pouvoir français entend étendre à l’internet. Le gouvernement souhaite la mise en place d’une charte dite de la “confiance en ligne”. Ce regain d’intérêt s’accompagne dans le même temps d’une volonté sans faille de dépouiller méthodiquement la CNIL : la France figure dans les 3 derniers pays européens en la matière. Alex Türk, son Président actuel, dénonce l’avènement d’une “société de surveillance“.

La prise de conscience par le pouvoir ne date pas d’aujourd’hui : nomination d’Eric Besson, conseillers élyséens à temps plein sur la campagne américaine, … Dans la droite ligne de la campagne de Barack Obama, l’UMP va lancer ses réseaux sociaux. Nicolas Sarkozy a donné 6 mois aux responsables de l’UMP pour mettre en place des outils adaptés aux campagnes électorales de demain. La blogosphère nationale est très largement dominée par des blogs dont la tonalité est très hostile au pouvoir actuel. Dans ce contexte, la nomination de Frédéric Lefebvre au poste de secrétariat d’état au développement de l’économie numérique ne doit rien au hasard.

La grande habileté du pouvoir est, sans conteste, d’avoir instrumentalisé la parole des professionnels des médias pour justifier des réformes qui s’annoncent extrêmement liberticides. La sortie médiatique de Xavier Darcos et de Nadine Morano, la mise sous surveillance de la blogosphère, le renforcement législatif avec les lois LCN, DADVSI, Hadopi apparaissent comme autant de signaux avant-coureurs d’une volonté – réelle ou supposée – de reprise en main par le pouvoir de l’expression citoyenne.

Crédit photos : Wikipedia, Portail Internet et Ntic

Sources

Tags:   · · · 1 commentaire